Mercredi 11 juin 2008
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Ayant effectué une visite à la maison du fleuve Rhône à Givors (69), j'ai découvert qu'il y a environ 100 millions d'annnées la Méditerranée
recouvrait tout ce qui fait aujourd'hui le lit du Rhône. A la place du massif central, des alpes, que de l'eau salée.
Entre – 35 millions et – 5 millions d'années, la mer a progressivement reculé, repoussée par les montagnes en formation. Toutefois ce qui était un embryon du Rhône terminait sa course dans la mer,
à Lyon. Oui, la mer remontait jusqu'à l'emplacement de notre Lyon actuel. Et puis il y a eu les glaciations pendant lesquelles tout était recouvert de glaciers et de neige. Et enfin, tout récemment
(à l'échelle astronomique), le paysage que nous connaissons (à peu près).
Méditant sur ces changements si radicaux je n'ai pu m'empêcher de penser que vraiment, tout est provisoire. L'impression d'imutabilité qui peut nous habiter en regardant la nature n'est vraiment
qu'une impression liée à l'extrême brièveté de notre vie face aux échelles de temps de la Terre. Ce que nous voyons aujourd'hui est tout aussi provisoire que cela l'a été auparavant. La mer
reviendra peut-être jusqu'à Lyon ; les glaciers recouvriront peut-être à nouveau tout ce qui a été habité et construit par les hommes ; d'autres espèces vivantes auront su s'adapter sans doute, et
les humains... ?
Tout changera, encore et encore, et l'humanité n'y pourra rien parce qu'elle aura certainement disparu.
Par Jean
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Publié dans : Temps (celui qui passe)
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