Mardi 10 juin 2008
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19:16
Comme souvent dans ses films, Steven
Spielberg nous donne une leçon d'humanité, parce que cette histoire de faussaire de génie poursuivi et arrêté par un agent du FBI est aussi une histoire de fraternité entre deux hommes que tout
oppose.
Karl est têtu dans sa volonté d'arrêter Frank. Il y risque sa situation à vouloir s'obstiner comme cela. Au fil des esquives de Frank, des tentatives de Karl pour le saisir et de leurs échanges
téléphoniques, quelque chose germe entre les deux hommes qui dépasse leur situation respective. Ce cheminement d'agapè (j'ose l'appeler ainsi), culmine au moment où Frank, ayant décidé de se faire
la malle un week end, est rejoint par Karl. Aucune cohorte policière derrière lui. « Regarde, dit-il à Frank, il n'y a personne qui te poursuit. Va! Je sais que tu reviendras lundi ».
A ce moment là, tout se joue. Karl, risque son licenciement pour faute grave, mais il fait le pari de l'amour qui ne retient pas, qui fait confiance. « Va! » Ce qui a été tissé entre les
deux hommes au fil des années est assez fort pour prendre le risque de la liberté.
En Dordogne, on trouve les asiles John Bost, comme on les appelait autrefois ; un lieu d'accueil pour les plus handicapés de nos frères humains. John Bost a construit son domaine sans murs ni
clotures à une époque ou l'on enfermait les fous. Sa devise était que « l'amour ramène toujours à la maison ». C'est l'amour de Karl pour Franck qui va le ramener librement « à la
maison ».
Tom Hanks et Léonardo Dicaprio sont magnifiques de vérité dans cette histoire inspirée de faits réels. Le film se termine sur cette phrase pleine de pudeur : « Aujoud'hui, après tant d'années,
Karl et Franck sont toujours amis ».
Par Jean
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Publié dans : Cinéma
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