Dimanche 10 février 2008
7
10
/02
/Fév
/2008
20:54
Vivre c'est choisir, ai-je dis dans un de mes articles. Il se trouve qu'aujourd'hui j'ai à choisir parce que je n'arrive pas à mener de front tous mes choix en même temps. C'est pourquoi j'ai
décidé de mettre un terme provisoire ou définitif (je ne sais pas encore) à ce blog.
Vous pourrez toujours venir sur « cequejeanpense » et y trouver tous mes article jusqu'à la date du 10 février 2008. Vous pourrez encore laisser vos commentaires sur n'importe lequel de
mes articles, même les plus anciens. J'en serai immédiatement informé par over-blog et j'y répondrai.
Je veux dire ici merci à tous ceux de mes lecteurs qui m'ont encouragé, à ceux qui m'ont témoigné leur sympathie, à ceux qui m'ont lu tout simplement.
La vie continue. Qu'elle soit lumineuse pour chacun, remplie de paix et surtout, de l'essentiel.
Par Jean
6
Vendredi 8 février 2008
5
08
/02
/Fév
/2008
21:09
Si je savais aimer
Je ferais un chemin
Où je tendrais la main
A ceux qu'on a blessé
Et je prendrais sur moi
Leurs peines, leurs détresses
Si un peu de tendresse
Pouvait les relever.
Si je savais aimer
Je ferais une ville
Où les hommes fragiles
Pourraient se réveiller
Sans avoir peur des guerres
Dans l'aube calme et claire
Et la joie partagée,
Si je savais aimer.
Si je savais t'aimer
Je sèmerais la terre
Pour qu'elle soit toute entière
Le plus beau champ de blé
Et je prendrais sur moi
Ta misère et ta faim
Si un peu de ce pain
Pouvait te rassasier.
G.S.
Par Jean
-
Publié dans : Amour (agapè)
-
1
Jeudi 7 février 2008
4
07
/02
/Fév
/2008
20:59
Cela vous est certainement déjà arrivé d'avoir l'impression d'être submergé par la quantité de choses à accomplir dans un temps limité et en général plutôt court.
Ce fut exactement cela ce matin à mon travail. J'avais déjà en tête en arrivant la liste déjà fort longue de tout ce qu'il convenait que je fasse aujourd'hui. C'est sûr, je pensais pouvoir
traiter des dossiers qui, il y a un certain temps n'étaient pas urgents mais qui l'étaient devenus au fil du temps, évidemment.
Je n'étais pas arrivé depuis une minute que les premières sollicitations sont tombées. Jean par ci, Jean par là,
« j'ai mon ordinateur qui ne veut pas démarrer, tu peux venir voir ? »
« Il faudrait envoyer un courriel au directeur général des services à propos des femmes de ménage, c'est urgent !»
« Tu te souviens que nous avons une réunion, là, maintenant ? On t'attend ! »
Ah ? bon, j'arrive !
A la fin de la réunion, je me dis qu'enfin je vais pouvoir me mettre à ces fichus dossiers qui attendent depuis 15 jours.
« Jean, on n'a plus de connexion Internet ! »
Oui, c'est embêtant. J'avais déjà remarqué des signes de faiblesse. Ça se confirme.
J'appelle le service de maintenance qui enregistre ma demande et me donne un joli numéro de dossier. «Un technicien, va vous appeler » me dit la charmante voix au téléphone. Je raccroche.
Dring !
Déjà le technicien ?
« Allo Jean ? C'est Sylvie. J'ai décompressé un fichier et je ne sais plus où il est maintenant ! »
Il est déjà midi et je n'ai toujours rien fait. Je vais dépanner Sylvie, reviens à mon bureau et m'aperçois que j'ai un rendez-vous téléphonique important à 13h30 et l'hebdomadaire réunion de
chantier ensuite qui va me prendre le restant de l'après-midi (il faut dire que depuis ce matin je n'ai pas eu le temps de regarder mon agenda). A l'intérieur de moi ça s'agite, ça se bouscule, ça
voudrait exploser.
Bon ! Soyons Zen ! Il y a des jours où tout ne se passe pas comme on l'avait prévu. Après tout, vivre c'est aussi faire face à l'adversité (apparente bien souvent), ordonner les choses, relativiser
certaines urgences et surtout ne jamais se prendre totalement au sérieux. A un moment donné il faut savoir prendre un petit peu de recul sur soi pour en rire.
Quelqu'un n'a-t-il pas dit : « Heureux ceux qui savent rire d'eux-même, il n'ont pas fini de s'amuser » ?
Par Jean
-
Publié dans : Vie
0
Mercredi 6 février 2008
3
06
/02
/Fév
/2008
21:06

I
l
est des lectures qui vous transforment. « Le dernier trappeur » fait partie de cette catégorie. En tout cas, sans généraliser, ce livre m'a beaucoup touché. Touché au sens de la flèche
qui atteint son but. Touché dans ma sensibilité, suscité en moi des émotions, et touché aussi dans ma réflexion sur la vie et l'humanité.
Le livre est tiré du film portant le même titre, un film qui raconte la vraie vie (non arrangée) de Norman Winther dans le grand nord Canadien. On est très proche du documentaire par les prises de
vue réalisées lors de la vie quotidienne du trappeur, et par les quelques reconstitutions qui ont été nécessaires pour relater des événements vécus mais pendant lesquels il n'y avait pas de
caméra.
Je parle ici du livre parce qu'ayant vu les deux, j'ai préféré le livre. Les photos (les images du film représentent bien les ¾ du livre) sont des arrêts du temps qui permettent la contemplation,
la réflexion. Le livre permet d'aller à son rythme, de revenir en arrière.
Les récits de la vie de Norman sont une école de respect et d'humilité. On y découvre, ou redécouvre pour ceux qui le savaient déjà, que l'être humain ne saurait être le but ultime de tout ce qui
vit sur notre planète. Il en est un élément avec les autres. Certes, la seule espèce capable de penser, de dire « je suis », mais aussi le plus redoutable prédateur. Cette espèce si
particulière doit apprendre la maîtrise de son pouvoir si elle ne veut pas disparaître avec tout ceux qu'elle aura anéanti. La biodiversité n'est pas une idée généreuse envers la nature mais
l'indispensable équilibre nécessaire à la survie des humains.
Norman tue pour vivre et pas plus. Il tue les animaux en surabondance pour redonner de l'équilibre et permettre à ceux qui sont fragilisés de se reconstituer. « Prélever sans appauvir,
prélever pour enrichir, voilà la devise du vrai trappeur, celui qui n'existera bientôt plus. La nature orpheline de ces hommes qui l'aimaient et la protégeaient, devra se débrouiller seule. Son
deuil est en train de se faire. Elle s'habitue à vivre sans nous, et nous croyons pouvoir nous habituer à vivre sans elle. Quelle erreur ! Il est temps de regarder le monde d'hier pour en tirer les
leçons qui nous permettront peut être de mieux vivre demain, plus près de la nature, avec elle plutôt que contre elle. »
« Le dernier trappeur », un livre de Nicolas Vanier aux éditions du Chêne (385 pages).
Par Jean
-
Publié dans : Lecture
1
Mardi 5 février 2008
2
05
/02
/Fév
/2008
21:20
La lumière est fascinante.
Comme l'eau, elle est nécessaire à la vie et nous savons comme elle l'est, pas seulement pour des raisons biologiques.
L'hiver s'étire. Le temps de la nuit nous apparaît encore trop long. La nuit semble si souvent proche des ténèbres, celles qui nous envahissent lorsque la vie perd son goût, lorsque la souffrance
pèse sur nous comme une lourde pierre attachée au cou, lorsque la mort frappe à la porte. Alors au fond du trou, dans le plus noir du tunnel, nous cherchons ce point de lumière qui viendra déchirer
la nuit et annoncer le jour qui se lève. La lumière est porteuse d'espérance, elle transforme notre vision des choses, vient donner du mouvement à ce qui nous paraissait immobile, traverse ce qui
nous semblait opaque. Elle chasse les peurs, rassure, réchauffe, remet en route comme une tendre ami qui viendrait nous prendre la main pour nous accompagner.
La lumière, c'est la vie.
Par Jean
-
Publié dans : Vie
0
Lundi 4 février 2008
1
04
/02
/Fév
/2008
20:27
Malgré les volets clos du manoir endormi,
Un rayon de soleil caresse mon visage.
Le présent d'un matin, tel est le beau message
Qu'il m'apporte en dansant, m'éveillant à demi.
Mais de joie et d'espoir tout mon être frémi !
Riche d'un rayon d'or des matins sans nuage,
J'écris des mots d'amour sur ma nouvelle page
Et mon âme rend grâce au merveilleux ami.
Il m'entraîne au jardin... C'est le roi de la fête !
Pour lui chante l'oiseau, la rose perd la tête
Et quémande un baiser tout en offrant son cœur.
Du frisson de sa nuit, dans l'écrin des pétales,
Elle porte une perle, une larme de fleur
Qui s'irise au bonheur des heures matinales.
Monette
Par Jean
-
Publié dans : Amour (eros)
-
0
Dimanche 3 février 2008
7
03
/02
/Fév
/2008
19:36
J'avais 10 ans lorsque j'ai commencé à collectionner les timbres. Je me suis pris de passion pour ces petits bouts de papier colorés, passion qui ne s'est jamais
démentie.
Je dois une bonne partie de ma culture générale à la philatélie. J'y ai appris quantité de choses bien mieux qu'à l'école. J'ai parcouru les pays du monde, identifié rois, reines et président,
découvert des merveilles de la nature, appris à connaître toutes sortes de personnages illustres. Je me suis initié à l'œuvre des grands peintres et sculpteurs, visité des sites et monuments
célèbres. J'ai fait de l'histoire, beaucoup d'histoire. J'ai appris aussi comment on imprimait les timbres, la texture des papiers, les couleurs et leurs variantes. A une époque où Internet
n'existait pas, les timbres furent pour moi une fenêtre sur le monde, une exceptionnelle source de connaissances. Pendant longtemps j'ai connu tous mes timbres par cœur. Aujourd'hui ils sont
toujours pour moi source d'émerveillement, un référence en matière de savoir et, si parfois il m'arrive d'étonner mes compagnons de jeu au « Trivial Poursuit », c'est à la philatélie que
je le dois.
Par Jean
0
Samedi 2 février 2008
6
02
/02
/Fév
/2008
17:26
Victor Navorski arrive de son pays à l’aéroport de New York. Pendant son voyage un coup d’Etat a eu lieu chez lui dont la conséquence est une rupture des relations
avec les Etats-Unis.
Victor se retrouve ainsi assigné à résidence. En effet, il ne peut ni entrer sur le territoire des USA, ni retourner dans son pays (les liaison aériennes sont
interrompues). Le film déroule le séjour forcé de cet étranger dans le terminal de l’aéroport Kennedy.
La force de ce film réside, à mon sens, dans l’hommage rendu à l’Agapè (voir mon article sur ce mot au 6 janvier 2008). Au fil de son
séjour, Victor, tellement lui-même, tellement sincère, réussi à changer les hostilités dont il est l’objet au début, en actes d’amour. Les personnages se révèlent au fil du temps, dans ce qu’il y
a de plus beau et de plus noble en eux. Ce film est un credo en la capacité humaine à aimer l’autre dans sa différence.
Le film balance avec finesse entre le rire et les larmes. Les situations dramatiques gardent toujours un côté cocasse qui leur donne de l’authenticité. Tom Hanks et
parfait dans son talent à donner de l’humanité à son personnage, une humanité si prenante, si touchante.
Un très beau film, vraiment. A voir et revoir.
Film réalisé en 2004 par Steven Spielberg avec Tom Hanks et Catherine Zeta-Jones.
Par Jean
-
Publié dans : Cinéma
1
Vendredi 1 février 2008
5
01
/02
/Fév
/2008
16:29
Roulerons-nous bientôt à la betterave, au maïs ou au tournesol ?
On aurait pu le croire, mais de plus en plus de voix s'élèvent pour montrer à quel point cette solution ne peut être que marginale. Brièvement et, bien sûr, d'une manière réductrice puisque le
problème est complexe, voici quelques arguments :
- En Europe il faut 0,8 l de pétrole pour produire 1l de biocarburant (ça jette tout de suite un froid).
- La totalité des terres cultivées en France ne suffirait pas à remplacer le pétrole que nous consommons.
- Manger ou conduire, il faudrait donc choisir, ou alors déforester encore davantage alors que les forêts sont si nécessaires à l'absorption de CO2 et à la biodiversité.
- Les plantes cultivées pour la production de biocarburant en Europe sont gourmandes en eau au moment où cette ressource devient dans certains endroits de plus en plus rare et polluée.
Ces quelques éléments donnent à réfléchir. Nos gouvernements ont tellement tardé à mettre en œuvre les moyens de trouver des substituts au pétrole qu'aujourd'hui le temps est devenu court. Les
biocarburants ne seront pas la solution espérée. A peine pourront-ils contribuer à assurer la transition vers l'usage d'autres formes de sources d'énergie.
Plus que jamais nous devons apprendre à rouler moins vite, moins loin, moins souvent et pour plus cher (voir mon article sur la sobriété du 20 janvier 2008).
Pour approfondir sur les biocarburants, allez voir l'article très intéressant et bien fait du site Internet Clean Auto. C'est là : http://www.clean-auto.com/spip.php?article4350
Par Jean
-
Publié dans : Energie
-
0
Jeudi 31 janvier 2008
4
31
/01
/Jan
/2008
21:18
J'ai vu tout de suite en allant chercher les enfants à l'accueil péri-scolaire que la soirée serait difficile. Flore ne voulait pas mettre son manteau, mais voulait que je la porte. Lily ne voulait
pas porter son cartable et « chouignait » devant mon refus. Théo n'était pas « dans son assiette », il avait mal au ventre.
L'arrivée à la maison fut l'occasion pour chacun de libérer son trop plein et de réclamer ses câlins. Lily s'est affalée par terre dans le couloir en pleurant, tandis que Flore ne me lâchait pas.
Théo qui trouvait que ses sœurs accaparaient leur papa demandait à ce que je le porte dans mon dos pour monter les escaliers. Comment se démultiplier par trois lorsque le besoin d'attention
individuelle de la part de chacun est si fort au même moment ? Comment apaiser tout ce petit monde pour que la paix revienne un peu dans la maison ? Comment faire face et ne pas exploser
intérieurement lorsqu'en plus de tout cela il y a les devoirs à faire, le repas à préparer, les bains ?
Bien sûr, je m'en sors toujours, j'arrive toujours à trouver le truc qui me permet de franchir le cap difficile et tout finit par des câlins ordonnés : Flore d'abord, puis Lily et enfin Théo. Mais
avant d'en arriver là, à cette maîtrise de l'attente acceptée par chacun, quelle pagaille ! Quel champ de bataille en moi ! Quelle tentation au découragement !
Tout le monde dort maintenant, paisiblement. Chacun va reconstruire son capital nerveux et demain matin tout repartira joyeusement. Lily fera son petit pitre, Théo sera tout tendre, et Flore fera
sa grande. Ils auront tout oublié et moi je les regarderai avec tendresse. Peut-être aussi que j'aurai tout oublié.
Par Jean
-
Publié dans : Paternité
-
1